LÎle Boubon

23/01/2021

Il fait chaud très chaud, demain les élèves rentrent en classe après 5 semaines de vacances. Chaque jour le soleil joue avec la pluie. Sur la plage on crame, 500 mètres plus loin dans les terres soit 150m plus haut, les nuages déversent des gouttes chaudes,  à 2000 mètres d’altitude le vert de la végétation se cache entre les nappes de brouillard, féérique ou presque car les moustiques guettent. Ce contraste émerveille on ne sait  où l’on se sent le mieux

Notre première visite : Le Musée de Villèle sur les hauteurs de Saint-Paul. La villa fût bâtie pour abriter une famille bourgeoise en quête d’argent et d’un  titre nobiliaire (ça rappelle Michel-Ange) Pour y parvenir on exploite des champs de cannes à sucre où seuls les esclaves d’origine africaine ou indienne tiennent le choc (ça rappelle Léonard de Vinci). 

L’esclavagisme reste un traumatisme pour les gens de l’île visiblement, on les comprend. 

J’aimerai leur dire, il existe de belle histoires aussi, l’esclavagisme, même s’il existe encore sous diverses formes, quoi de plus contemporain que l’exploitation d’une majorité par une minorité, n’est pas un fatalisme. Seulement ces exceptions à la règle ne font pas le poids tout simplement.

Il existe un mémorial de l’Abolition de l’Esclavage à Nantes, en Métropole, mais pas un musée de l’Esclavagisme… dommage. Au mieux on reste honteux, au pire on regrette ces temps bénis pour les « gros blancs ».